Coutumes vezo et sakalava

Coutumes vezo et sakalava « Fomba gasy »
Les fady et le respect des ancêtres constituent une règle de vie et une philosophie chez les populations malgaches. Si certains fomba, traditions, sont modifiables dans la forme, ils ne peuvent être remis en cause par principe.
Les histoires des malgaches sont extraordinaires, infinies et nous semblent parfois invraisemblables, il faut faire appel à une quelconque spiritualité et à une ouverture d’esprit certaine …

- Pour des raisons religieuses, les musulmans ne mangent pas de porc. La consommation de porc est frappée d’interdit coutumier par certains Malgaches.

L’histoire raconte que près de Belo sur Tsiribihina, la grand-mère des « hirijy » était partie à la rivière.
Son mari étant au champ, des jumeaux en bas âge sont restés seuls au village. Les bébés se sont approchés des cochons affamés. Quand la femme est revenue avec son eau, il ne restait plus que la tête des enfants jonchées sur le sol …

-Pendant le transport en mer, les chèvres renversaient les pirogues, par superstition, la communauté vezo du Menabe ne mange généralement pas de chèvre « bengy ». Les Vezo du sud mangent le bengy mais pas le mouton.

- Chez les sakalava, les hommes et les femmes se marient traditionnellement ensemble. Quand la mariée tombe enceinte, le marié doit offrir un coq rouge à ses beaux-parents avant les six mois de grossesse, pour qu’il ai autorité sur son enfant. S’il ne le fait pas, les parents de la mariée peuvent considéré l’enfant comme le leur. A la naissance du bébé, le père doit offrir un zébu aux grands-parents maternels pour que ces derniers ne se chargent pas de l’éducation du petit. En revanche, si le père n’offre rien, l’enfant restera celui de la mère et de sa famille et ne reposera jamais dans le tombeau paternel.

- Quand ils font un vœu (pour le bon déroulement d’une fête de circoncision « savatse », une naissance par exemple), les sakalava et les vezo laissent tomber quelques mèches de leurs tresses sur leur nuque pour que leur souhait se réalise.

Le kilalaky : la danse du Menabe remise au goût du jour

Dans les boîtes de nuit, à la radio, dans la rue, vous entendrez les derniers tubes de kilalaky … Rythme endiablé sur lesquels les secousses déhanchées relèvent de la performance !
Des jeunes musiciens et danseurs vivent le kilalaky et leurs chansons sont de toutes les fêtes.
Si le kilalaky actuellement très rapide, il se dansait plutôt de façon très pudique et délicate … d’après les anciens.